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Mais il en est des choses comme des amours, elles s’éteignent parfois sans crier gare, et un beau matin, on se réveille avec une envie d’ailleurs. Ça ne veut pas nécessairement dire qu’on estime avoir fait le tour de la question mais qu’au moins, on s’est lassé de la façon de se la poser.

J’avais envie de soleil, de vert, de pouvoir regarder passer les saisons, de voir grandir mes enfants. J’étais las de trop de combats inutiles ou de trahisons intimes. J’avais envie de silences, besoin de renouer avec ma terre, avec le sacré de ma terre, avec ma langue, mon héritage, celui que j’ai dans les veines ou qui coule de nos fontaines, celui qui s’affirme, chez nous, dans l’élévation de la pierre.

Mais je reste à jamais métissé. Il y a indéniablement un bout d’Asie en moi : un cerf volant du bout du monde, une baie d’Along, un jardin japonais, un trait de pinceau…

Ce désengagement autant spirituel que professionnel et même familial, me rendait à nouveau disponible. Je n'en demandais pas tant, mais c'est comme çà, la liberté vous tombe parfois sur le coin de la figure, et il faut bien faire avec.

Alors je revenais à mes premières amours.

(suite...)

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